CHRONIQUE DU JEUDI : Golden Boy

Golden Boy – La chronique du jeudi #46

Tous les jeudis, Amo revient sur un animé terminé. L’occasion de découvrir ou redécouvrir aussi bien des classiques que des titres tombés dans l’obscurité. Un topic est mis à votre disposition sur le forum pour retrouver toutes les anciennes chroniques.


Si l’animation japonaise ne se prive jamais trop de faire dans le fanservice coquin avec des plans-culottes et autres joyeusetés de ce genre, en fin de compte, il n'y a que peu de séries pratiquant un humour bien grivois. Récemment, on remarque Seitokai Yakuindomo, une série qui n’hésite pas à faire dans la blague de cul bien grasse et sans subtilité, tout comme Panty and Stocking, mais pour ceux qui sont vraiment amateurs de cet amour très typé Jean-Marie Bigard de la « grande époque » – ce qui n’est pas nécessairement un défaut, notez-le bien –, l’animation japonaise a finalement moins à offrir qu’on ne pourrait le croire. Comme beaucoup, le média aime beaucoup suggérer et insinuer, mais dès qu’il doit devenir explicite ou dépasser un chouïa des limites très conservatrices, il le fait peu.


Alors remontons dans les années 90, vingt ans en arrière, et attaquons-nous à l’adaptation en 6 OAV d’un manga grivois bien comme il le faut : Golden Boy.




Le héros, Kintaro, est un jeune homme adulte plein de rêves et libre comme le vent. Son éducation se fait à « l’école de la vie », alors qu'il parcourt le Japon de ville en ville sur sa bicyclette. Étudiant extrêmement doué de l’université de Tokyo, il a décidé de plaquer ses études car il n’y apprenait rien. Caméléon et plutôt doué pour le bagout, il accepte alors tous les jobs, des plus ingrats aux plus prestigieux. Il peut être balayeur ou colleur d’affiches, et ne rechigne à aucune expérience professionnelle, toujours heureux de découvrir de nouvelles choses. Avantage de poids, à chaque nouvelle profession ses rencontres : inutile de dire que ce jeune garçon un peu pervers est toujours émerveillé de rencontrer jolie femme après jolie femme.


Ainsi que la rencontre de nombreux sièges de toilette


La structure de chaque épisode de Golden Boy est toujours sensiblement la même : Kintaro arrive dans une nouvelle ville, décroche un nouveau job (rarement très prestigieux), y fait la rencontre de jeunes femmes ayant des problèmes dans leur boulot ou leur vie, va les aider à résoudre leurs problèmes et finit l’épisode en quittant la ville, conduisant son vélo vers le soleil couchant.


Évidemment, du point A au point B, de nombreux obstacles se dressent sur son chemin… et comme Kintaro est un garçon légèrement obsédé, il va toujours apercevoir les jolis atouts de ses camarades féminins et se retrouver dans des situations parfois embarrassantes. Golden Boy ne trompe pas sur la marchandise : c’est une comédie teintée d’érotisme. Attention cependant à ne pas faire l’erreur de penser que l’érotisme est l’atout principal de cet animé, car ça serait prendre une vessie pour une lanterne.


Des jeunes femmes non dénuées de charmes


Le format choisi pour la série et l’idée de se limiter à six OAV sont assez favorables à Golden Boy, car, objectivement, il faut avouer que ce format assez simple peut très vite devenir répétitif. Au bout du quatrième ou cinquième épisode, on a du mal à se sentir impliqué dans les événements de Golden Boy, car on sait déjà ce qu’il va arriver à la fin. On dit que le voyage importe plus que la destination, mais quand le voyage lui-même peut devenir assez prévisible, voilà qui devient fort ennuyeux. Heureusement, le sixième épisode passe son temps à se moquer des clichés et archétypes de sa propre série, ce qui lui apporte une certaine fraîcheur.


La série reste tout de même agréable à regarder à petites doses. Pour les raisons exposées plus haut, n’essayez pas d'enchaîner les six épisodes, mais regardez-en un par semaine : vous verrez, ça passera comme un charme. C’est un humour finalement assez typique des années 90 : grivois, gras, et, avouons-le, à la limite du sexisme par moments. Cela peut s’expliquer par le personnage de Kintaro, qui apparaît toujours comme un débauché un peu mou du genou, mais qui cache en réalité un cerveau et une polyvalence hors-normes. En conséquence, il passe son temps à sauver des filles, pourtant présentées comme fortes, qui tombent toutes inlassablement amoureuses de ce benêt aux compétences divines.



Le manga qu’il adapte (et qui a été publié dans nos contrées par Tonkam) s’est lui aussi terminé dans les années 90, mais à titre informatif, une suite a commencé à voir le jour en 2010. Elle attend désespérément une adaptation qui aura pas mal amélioré les ventes du manga original, Golden Boy jouissant d’une certaine popularité aux États-Unis.


Bref, si vous aimez les histoires courtes condensées en trente minutes qui bénéficient d’un ton léger et pas prise de tête, Golden Boy peut faire votre bonheur.



Jeune adulte responsable qui lie inconsciemment Golden Boy aux AMV Hell, Amo s’occupe de son blog Néant Vert et participe au podcast LOLJAPON. Vous pouvez le suivre sur Twitter à @PiscesAmo 
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