CHRONIQUE DU JEUDI : un an de chroniques !

La chronique du jeudi – La chronique du jeudi #52

Tous les jeudis, Amo revient sur un animé terminé. L’occasion de découvrir ou redécouvrir aussi bien des classiques que des titres tombés dans l’obscurité. Un topic est mis à votre disposition sur le forum pour retrouver toutes les anciennes chroniques.

 

Cela fait désormais un an que, chaque jeudi, débarque sur Crunchyroll cette chronique du jeudi qui pointe aujourd’hui à plus de cinquante-quatre chroniques, dont deux hors séries. Avant d’attaquer une nouvelle année et une cinquantaine d’animés supplémentaires, prenons le temps de souffler et faisons un petit bilan de toutes les œuvres qui ont été évoquées durant cette année, de manière thématique et subjective…


Du coup, parmi les cinquante animés évoqués cette année, quels sont…



Les plus drôles ?


La comédie reste un genre assez populaire dans l’animation japonaise, quels que soient l’âge et l’époque. Malgré cela, peu de comédies ont été présentées cette année, mais le peu de quantité cache une certaine qualité. On a ainsi trouvé Baka To Test To Shôkanjû et son humour rythmé à la cadence d’une mitraillette ; un de ces animés qui n’est certes pas drôle en permanence, mais qui essaie chaque seconde de l’être. Golden Boy était lui un pur produit du milieu des années 90, avec son héros pervers au grand cœur et son humour potache qui cache des morales qui réchauffent ce même cœur.


Azumanga Daioh, lui, montrait au début des années 2000 le potentiel humoristique du format en quatre cases et la possibilité de l’adapter en une série télévisée afin de lui procurer un certain succès populaire. En 2009, Maria Holic apparaissait sur les écrans pour un résultat assez moyen, mais qu’on retiendra malgré tout pour son antagoniste, le vil mais très charismatique Mariya Shidô. Quant à Panty and Stocking with Garterbelt, c’était un hommage vibrant du Japon à l’amour trashouille des Américains de l’époque Beavis and Butterhead ou South Park. Hommage d’autant plus réussi que les Japonais de Gainax avaient su y apporter leur regard et leur touche personnelle – pour le meilleur !


Pas de suspense : la série la plus drôle évoquée cette année reste Seto no Hanayome et ses histoires de sirènes yakuzas. En regardant le design, le scénario et le tout début de la série, on croit avoir affaire à une comédie sympa sans plus, comme il en existe des dizaines chaque année. Derrière ces apparences modestes se cache une tempête de blagues, toutes variées, excellemment bien rythmées. La série est disponible intégralement sur Crunchyroll depuis cet automne, et ça serait vraiment dommage de passer à côté d’une des comédies les plus efficaces et mémorables de la dernière décennie !




Les plus otakus ?


Les otakus sont de plus en plus souvent héros et personnages principaux. Ce qui est logique, compte tenu du fait que les otakus sont à la fois principaux consommateurs… et principaux créateurs. Nous avons évoqué cette année une petite quantité d’animés qui parlent avant tout aux otakus assumés qui lisent ce site.


Ainsi, il y avait The World God Only Knows, l’adaptation du manga de Tamiki Wakaki qui met en scène son héros gamer et otaku qui va devoir sauver la vie de nombreuses jeunes filles menacées. Une adaptation assez réussie d’un ouvrage tout à fait appréciable, qui se distingue par un scénario amusant, des personnages riches en couleurs et un mélange d’humour, de romance et d’action qui fonctionne très bien. Pour un ouvrage beaucoup plus centré sur les otakus en soi, il faut se tourner vers Otaku no Video, deux OAV du studio Gainax sortis en 1991, qui se plaisent à mélanger à la fois une histoire mettant en scène un jeune étudiant tombant sous le charme de la pensée otaku, mais également nombre de témoignages en prises de vue réelles d’otakus de tout poil.


Otaku no Video montrait par moments la face « sombre » des otakus, tout en restant assez léger dans son propos, ce qui n’est absolument pas le cas de Watamote et son héroïne otaku à la phobie sociale riche en malaise. Dans la même série, on a évidemment l’extraordinaire Welcome to the NHK. On peut cependant se le demander : NHK est-il vraiment « otaku », ou ne parle-t-il finalement que de sujets plus normaux tels que la dépression, la recherche de soi, l’exclusion de la société ? Ce qu’il fait si bien !


Alors, OK, le plus otaku sera évidemment Genshiken et son club universitaire dédié à la culture visuelle moderne. Série qui parlera à tous les passionnés qui sauront s’identifier sans souci dans cette comédie légère mais toujours très bien écrite. Points bonus pour être une série capable d’évoluer avec son temps, comme le prouve sa saison Nidaime.



Les moins bons ?


On n’a pas parlé que de bons animés tout au long de cette année, surtout cet été, avec un mois d’août qui s’est spécialisé involontairement dans les séries moyennes – voire médiocre. Ainsi, comme prévu, le remake d’Unlimited Blade Works débuté en 2014 a fini de prouver que Fate/stay night était, en 2006, une adaptation non dénuée de défauts, bien que sympathique. À l’inverse de VanDread qui, malgré des bases très intéressantes, peine à proposer autre chose que des personnages assez clichés dans des situations peu originales. Une assez grande déception.


La déception, c’est ce qu’ont dû ressentir au début des années 2000 les fans de Final Fantasy devant Final Fantasy Unlimited. Animé original plein d’ambitions, mais qui non seulement n’en concrétise aucune, mais en plus n’arrive pas une seule seconde à faire revivre les sentiments intenses que livre la saga d’origine. Tout comme Persona Trinity Soul, qui a endormi à peu près tous les fans de la franchise, eux qui s’attendaient sans doute à ressentir plus de choses qu’un ennui profond devant leur série.


Le pire du pire restait malgré tout le désormais mythique Mars of Destruction… mais vous le déconseille-t-on vraiment ? Loin de là ! Cet épisode de vingt minutes est un authentique nanar. Écriture navrante, technique au rabais, erreurs de débutants tout le long de l’OAV… Un véritable plaisir coupable.




Les plus romantiques ?


La romance et l’amour ont, comme la comédie, une place assez importante dans la japanimation. Hélas, dans bien trop de séries, le concept de « romance » se résume à « mettons autour du héros un harem de cinq nanas qui sont toutes amoureuses de lui et on ne saura jamais avec qui le héros va sortir à la fin ».


On vous a tout de même présenté cette année quelques très jolies comédies romantiques. À commencer par Kare Kano, aussi connu sous le nom Entre Elle & Lui, cette adaptation en 1998 d’un shôjo par le studio Gainax qui sortait alors d’un travail long et remarqué sur une petite série intitulée Neon Genesis Evangelion. Tout cela donne une série romantique entre shojo et shonen, assez adulte dans ses propos et doté d’un visuel adorable. Dommage, encore une fois, que la série n’a pas su disposer d’un final digne et se contente de nous rediriger sans politesse vers le manga.


Pour une romance entre adultes, il fallait se tourner vers la chronique sur REC. Petite série aux épisodes de faible durée, elle raconte une histoire d’amour adorable et attachante entre une apprentie doubleuse et un jeune adulte qui se cherche. Si, vraiment, vous accrochez aux romances lycéennes, c’est un des principaux atouts de Kokoro Connect, cette histoire d’adolescents du même club qui se retrouvent à échanger leurs corps et leurs esprits de manière aléatoire, ce qui aiguise les amourettes au sein du groupe. Cependant, loin de n’être qu’une comédie romantique, cette série aborde plusieurs autres thèmes, parfois avec une certaine maladresse…


La meilleure comédie romantique de cette année de chroniques du jeudi est sans doute la chronique de la semaine dernière, dédiée à Toradora!. Bien écrite, c’est une de ces séries qui donnent envie d’être revues quatre ou cinq ans plus tard. Son casting de personnages forts et charismatiques est un atout évident, en plus d’une conclusion riche en émotions qui marquera votre esprit.



Les plus divertissants ?


Certaines œuvres sont conçues avant tout pour être un divertissement et n’ont pas forcément envie de prendre particulièrement la tête de leur public. Bien entendu, le public en question ne sera pas opposé à ce qu’on ne le prenne pas trop pour un poulet, mais tant qu’il sort de la série avec l’impression de ne pas avoir perdu son temps et d’avoir vu les heures filer à vitesse V, victoire !


On pourra ainsi parler de Ga-Rei: Zero, cet excellent prologue à un manga plutôt moyen, qu’heureusement le spectateur potentiel n’est pas obligé de regarder. On y trouve des rebondissements, de l’action, des personnages attachants sans cesse menacés par le scénario, des morts injustes, des sauvetages badass et même un peu de yuri. Un mélange détonnant. Assez proche, finalement, de Mai-HiME qui, sorti quelques années plus tôt, proposait déjà de la baston entre filles avec des rebondissements parfois sadiques.


Projet ambitieux qui finira saboté, au grand regret de tous ses fans, l’animé Angel Beats! propose lui aussi sa ribambelle de scènes d’action, le tout dans un univers lycéen finalement plutôt original et disposant d’une conclusion assez émouvante. On pourrait également parler du très surprenant Ben-To, un animé qui prend une idée pouvant paraître stupide – des gens qui se battent pour des repas préparés à moitié prix –, la prend au sérieux et y ajoute des bagarres débridées en plus d’un univers visuel agréable non dénué de fanservice pour tous publics. Le résultat : un cocktail de douze épisodes de fun.


Difficile de ne pas parler non plus de Sword Art Online. LE blockbuster du moment, avec son scénario à base de réalité virtuelle et de joueurs enfermés dans un MMORPG qu’ils doivent compléter avec la menace tangible d’une mort bien réelle. On adorera pour sa technique travaillée, ses personnages simples mais immédiatement accrocheurs et son univers plaisant. Dommage, cependant, que l’intégralité de la série ne se déroule pas dans ce MMORPG auquel on prend vite goût !


On a aussi évoqué Eden of the East, quand un jeune garçon amnésique se retrouve avec un téléphone blindé d’argent et qui lui permet d’exaucer tous ses vœux sur demande


Mais l’exemple type du blockbuster divertissant façon animation japonaise, c’est bien Code Geass. Relativement démesuré dans son écriture, c’est une de ces séries dont la construction pourrait être comparée à un 24 Heures Chrono du côté américain. Une ribambelle de personnages qui jouent tous un rôle dans une toile d’apparence complexe, qui permet à des scénaristes sous stéroïdes et drogués de créer des épisodes intenses qui se terminent systématiquement par des cliffhangers décrochant la mâchoire d’un spectateur devenu incapable de ne pas s’enfiler au moins cinq ou six épisodes d’affilée. Une réussite que Sunrise aura souvent essayé de répliquer ces dernières années, sans jamais vraiment réussir à retrouver ce qui avait fait le succès de la série.



Les grands classiques ?


Difficile ainsi de passer à côté de Mobile Suit Gundam. Série mythique de la fin des années 70 qui a non seulement créé une franchise toujours en pleine forme trente-cinq ans plus tard, mais peut également se targuer d’avoir créé un genre et d’avoir directement inspiré des centaines voire des milliers de créateurs à l’époque spectateurs ébahis et aujourd’hui en activité dans l’industrie. De même, pour rester dans les mechas, on ne peut non plus faire l’impasse sur Gunbuster, véritable lettre d’amour aux gros robots, à la science-fiction et aux voyages dans le temps. Mélange incongru entre l’esprit d’un shônen sportif et les cerveaux passionnés de fanas de Gundam, Votoms, Mazinger et Macross, c’est une réussite sur tous les plans qui n’a pas pris une ride encore aujourd’hui.


Plus loin dans les années 90, nous avons le très expérimental… Serial Experiments Lain. Très rapidement devenu populaire tout autour du monde, Lain reste encore aujourd’hui une série mystérieuse qui cache de multiples secrets pas toujours très simples à décrypter. C’est aussi le cas d’une autre série qui restera dans les annales de cette période : Utena, la fillette révolutionnaire. À l’heure où tout le monde s’arrache les cheveux à essayer de tout comprendre à Yurikuma Arashi, il est important de se rappeller les origines du style qui a rendu célèbre le réalisateur Kunihiko Ikuhara. Utena est une série mutine, qui ne veut jamais rien offrir à son spectateur, mais qui reste très généreuse et très respectueuse à son égard.


Seul grand classique du club Dorothée dont on a parlé cette année, Saint Seiya reste un shônen mythique pour de nombreuses raisons, particulièrement grâce à ce qui est un des arcs les plus efficaces et emblématiques de l’histoire du shônen, c’est-à-dire les fameuses douze maisons du Sanctuaire. Mis à part cela, la série reste plutôt soignée, avec une bande-son merveilleuse, mais qui ne parvient pas, malheureusement, à sublimer en permanence les quelques faiblesses du manga, à commencer par des arcs de qualité irrégulière.


Et enfin, pour ceux qui veulent de l’aventure et de la fantasy légère, il y a toujours la longue série des Slayers !




Les plus musicaux ?


La musique est de plus en plus souvent au cœur des animés, mais mine de rien, c’est une catégorie qui fut ignorée plus souvent qu’à son tour dans cette chronique.


Nous avons donc discuté du potentiel comique du métal dans la chronique sur Detroit Metal City et son humour très bas du front, mais néanmoins apte à susciter de franches rigolades. De l’autre côté nous avions K-On! et son fameux club de musique légère qui passe plus de temps à manger des gâteaux et boire du thé qu’à répéter leurs morceaux. Ambassadrice du moe et du genre tranche de vie, cela n’en reste pas moins une référence du genre, malgré les avis divisés qu’elle peut créer.


Enfin, nous avons évoqué les idols pour parler d’une adaptation vidéoludique bien plus intéressante qu’il n’y paraît avec The [email protected] the Animation. Visuellement et techniquement très réussie, cette série se révèle, en plus, fun et dotée d’un casting varié composé de personnages bien écrits.





Les plus violents ?


Beaucoup de violence, de drame et de traumatismes psychologiques ! On commencera ainsi par Danganronpa the Animation, adaptation assez rapide d’un jeu PSP qui voyait quinze élèves excentriques aux talents variés devoir participer à une Murder Party tout à fait réelle. Pas grand-chose à en dire : on vous conseillera en priorité l’excellent jeu, disponible dans un remake Vita tout à fait réussi.


Quinze adolescents qui se battent pour protéger la planète grâce à un robot géant ? Classique. Chaque personnage meurt après avoir piloté le robot ? Beaucoup moins classique. C’est pourtant le point de départ de Bokurano, une série qui n’est visuellement pas forcément très violente, mais qui attaque durement le mental de son spectateur. Édulcorée comparée au manga qu’elle adapte, la série reste malgré tout une œuvre à voir.


Entre Berserk et L’Attaque des Titans, le shônen Claymore proposait en 2007 une adaptation animée d’excellente qualité. Situé dans un monde de fantasy sombre où les humains sont la proie régulière de démons que seules des femmes soldates hybrides peuvent tuer, Claymore propose une action trépidante, des personnages solides et un ton qui fonctionnaient du tonnerre. Seul défaut ? Une fin inédite à l’animé et pas forcément bien inspirée. Cela dit, le manga s’est achevé récemment au Japon et Glénat a publié 25 tomes sur 27, vous pourrez donc bientôt comparer les deux fins !


Grand classique de Naoki Urasawa, le manga Monster a bénéficié d’une adaptation animée d’une grande qualité, même si très fidèle au format original. Un manga dont l’excellence n’est plus à démontrer.


Il est également difficile de parler de gore et de violence dans l’animation japonaise sans parler de Higurashi no Naku Koro ni. Série ayant généré moult saisons et OAV, c’est surtout désormais un classique de l’horreur et du thriller. D’autant que derrière ces histoires de meurtres et de disparitions se cache une œuvre qui n’hésite pas à aborder frontalement nombre de thèmes inattendus… Tout comme Psycho-Pass qui, dans sa première saison tout du moins, reprenait le thème des dystopies cher à Orwell ou Bradbury pour proposer une vision très japonaise de la « société parfaite ». La série n’hésite pas à être brutale visuellement et se révèle très intéressante de bout en bout.


Le choc le plus récent restera Shinsekai Yori. Adaptation d’un roman primé, la série nous plonge dans un futur lointain où les humains s’isolent en petites communautés afin de pouvoir gérer leurs pouvoirs psychiques. Un monde a priori parfait qui cache nombre de secrets sombres et de tensions qui vont rapidement exploser au visage de l’humanité. Riche en évènements, c’est une série qui n’est jamais tendre avec son public et n’hésite pas à le faire passer par toutes les émotions qui soient. Diablement bien écrite, il s’agit indiscutablement d’une des meilleures séries récentes.



Les plus émouvants ?


Place à l’émotion, avec deux œuvres qui ont tendance à réveiller les glandes lacrymales, même du plus viril des taulards.


Ainsi, nous avons évidemment AnoHana, ou comment cinq adolescents réapprennent à enfin gérer le décès d’une de leurs amies des années plus tôt. Difficile de lui dénicher des défauts, on appréciera vraiment cette histoire de son début à sa fin et on jubilera quand on verra les personnages enfin arriver à sortir la tête de l’eau.


Cependant, les vraies larmichettes vous viendront sans doute pendant la vision du seul film chroniqué cette année, c’est-à-dire Les Enfants Loups de Mamoru Hosoda. Deux heures de bonheur absolu, divisé en plusieurs parties, toutes accompagnées de leurs propres enjeux. On pleure de joie, on pleure de tristesse et on pleure de réconfort. Le film ne se résume pas qu’à cela et propose une fantastique histoire sur la famille, une des plus belles histoires d’amour de l’animation japonaise, accompagnée d’un travail visuel et technique admirable. Mamoru Hosoda prouvait ici sa place parmi les grands.



Les « inclassables » ?


Où met-on ceux-là ? Par exemple, Noir. Série emblématique du début des années 2000, qui se distingue par son parti pris très intéressant, étant de proposer une série d’action a priori classique tout en le racontant avec un rythme lent, ainsi qu’avoir comme personnages principaux un duo d’héroïnes. La série a un peu vieilli mais reste très intéressante.


Il va y avoir du sport : on a profité de la Coupe du Monde pour parler d’un des meilleurs animés sur le football, c’est-à-dire Giant Killing qui veut raconter le football sous un angle très stratégique, dont le héros est un petit malin qui sert d’entraîneur à un club de football assez médiocre. On est loin des matchs qui se terminent sur un score de 7 à 1, mais on reste passionnés par cette série qui parvient à utiliser un angle surprenant pour parler d’un sport populaire.


Autre sport, plus traditionnel et japonais cette fois : Hikaru no Go. Manga devenu un grand classique, il a lui aussi un peu vieilli, mais reste, de loin, le meilleur moyen de s’initier au go tout en profitant de personnages sympathiques – et très bien dessinés.


Ces épisodes avaient accompagné la sortie de Pokémon XY en France : Pokémon the Origin ! La série s’amusait, quinze ans après la sortie du jeu original, à raconter les évènements de Pokémon Rouge et Bleu afin d’initier un jeune public à « l’histoire » de ce jeu mythique. Le résultat est sacrément efficace et fera fondre de nostalgie ceux qui, comme l’auteur de cette chronique, ont aujourd’hui vingt-cinq ans et en avaient dix lors du boom initial du jeu.


Enfin, passons à la tranche de vie. On avait parlé de Hanasaku Iroha et de son héroïne lycéenne qui finissait au milieu de l’auberge de sa grand-mère, obligée d’y travailler. Si l’article s’était focalisé un petit peu sur les idées assez japonaises et traditionnelles de la série, Hanasaku Iroha reste un animé au visuel superbe. Il a aussi l’avantage d’avoir pour héroïne une jeune fille qu’on a envie de soutenir durant l’intégralité de la série.

 


Les choix de l’auteur ?


Cela fait donc un an que j’écris hebdomadairement cette rubrique, sans jamais fléchir. Une seule deadline ratée en cinquante-deux semaines et j’avais une bonne excuse à l’époque, puisque j’étais à Japan Expo ! Dans tous les cas, j’espère que vous appréciez l’initiative et qu’elle vous a permis de découvrir ou redécouvrir bon nombre d’animés. On est donc repartis pour une année supplémentaire !


Si je peux me permettre, parmi la cinquantaine d’animés chroniqués cette année, voici les cinq que je vous conseille le plus :


  • En premier lieu, Shinsekai Yori, qui est de loin un des animés m’ayant le plus marqué et touché récemment. Que ce soit son ambiance, ses personnages, son scénario, il n’y a pas eu une seule mauvaise note du début à la fin. J’avoue avoir regardé les épisodes dans une sorte de marathon accompagné d’une boule au ventre, car c’est une de ces séries où tu découvres très rapidement que tout est possible et que rien ne te sera épargné.

  • Prenez-vous six fois une demi-heure pour regarder Gunbuster. C’est une œuvre de très grande qualité, qui surprend plus d’une fois. Chaque épisode met vraiment en avant une ambiance différente et on ne s’ennuie jamais devant une série dont l’écriture ne souffre presque d’aucun défaut.

  • Évidemment, Les Enfants Loups, qui est le film le plus marquant de cette demi-décennie. Je ne suis pas un garçon qui aime utiliser des superlatifs aussi gros, donc si je le fais pour ce film, croyez-moi, c’est justifié.

  • De même, j’ai du mal à ne pas avoir que des sentiments très positifs pour Toradora!. Pourtant, je me souviens avoir pas mal galéré à regarder les huit premiers épisodes à l’époque. Il s’agit cependant d’une de ces rares séries à propos desquelles, aujourd’hui, quand je regarde des captures d’écran ou quoi que ce soit d’autre, je me dis qu’il faudrait vraiment que je la regarde de nouveau – et ce ne serait pas la première fois.

  • Enfin, Welcome to the NHK. Une série qui n’est pas toujours facile à regarder, parce qu’elle n’est pas toujours irréprochable d’un point de vue technique, et surtout parce qu’elle s’empare de thèmes qui peuvent parfois nous toucher très personnellement. Si vous êtes phobique social, dépressif, hikikomori ou juste en train de vous demander très fort ce que vous êtes en train de faire de votre vie, ça peut faire mal… mais peut aussi être un genre de douleur nécessaire.


C’est également l’occasion de remercier du fond du cœur les correcteurs qui font un travail de ouf sur chaque article. Merci à eux, encore une fois !

Bref, je vous laisse ici en vous souhaitant une bonne semaine, et à jeudi prochain !


Jeune adulte responsable qui fait un running gag à la fin de chaque article, Amo s’occupe de son blog Néant Vert et participe au podcast LOLJAPON. Vous pouvez le suivre sur Twitter à @PiscesAmo
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