CHRONIQUE DU JEUDI : Kobato

La chronique du jeudi #75 – Kobato

Tous les jeudis, Amo revient sur un animé terminé. L’occasion de découvrir ou redécouvrir aussi bien des classiques que des titres tombés dans l’obscurité. Un topic est mis à votre disposition sur le forum pour retrouver toutes les anciennes chroniques.

 

Si le collectif de mangakas CLAMP possède une renommée internationale grâce à leur grande quantité d’œuvres, il faut cependant bien avouer que tous ne possèdent pas la même popularité dans le monde. Si des titres comme Card Captor Sakura, X 1999, Tsubasa Reservoir Chronicles ou même RG Veda sont ainsi extrêmement connus, appréciés et lus, d’autres ne connaissent pas cette gloire et, même s’ils trouveront succès et popularité, ne marqueront pas forcément autant les mémoires. Ce n’est pas là un reproche fait à ces œuvres, on va d’ailleurs le voir avec l’adaptation animée d’un de ces mangas CLAMP, peut-être trop souvent oubliée : Kobato.


De gauche à droite : Kobato, Ioryogi, Fujimoto

 

Kobato raconte l’histoire de… Kobato. Celle-ci est une jeune fille toujours coiffée d’un large chapeau, qui parcourt le monde avec sa gentillesse, sa naïveté et sa peluche bleue, Ioryogi. Évidemment, ce n’est pas aussi simple puisque ce Ioryogi est aussi son supérieur hiérarchique, qu’il parle, qu’il a mauvais caractère et qu’il supervise la « mission » de Kobato : remplir une bouteille. Pour remplir ce récipient, elle doit délester des gens malheureux de leurs soucis, soucis qui se transformeront en petits bonbons. Mais attention à ne pas briser une simple règle : elle ne doit jamais tomber amoureuse d’une personne qu’elle essaie de soigner…

 

Voici le scénario de base de Kobato, qui va vite se développer puisque celle-ci va se retrouver proche d’une crèche dont elle va aider à l’organisation. Cela lui permettra de tisser des liens avec ses employés… Et ça ne l’empêchera pas d’essayer de mener du mieux qu’elle peut sa mission !

 

Kobato sera donc un animé qui mélangera les genres en fonction des épisodes. Certains « soucis » que Kobato rencontrera se révéleront être plutôt amusants, tandis que d’autres seront bien plus graves et sérieux. Ajoutez à cela un contexte parfois très centré sur la fantasy, avec de nombreux mystères et l’intervention par-ci par-là d’un monde parallèle et magique, et vous avez une série qui se trouve à la croisée de plusieurs genres.

 

Les expressions parfois un peu débiles de Kobato participent au charme de l'ensemble <3


Si le très dynamique et opposé duo, formé par Kobato et Ioryogi, est la star du récit, lui apportant rythme, humour et émotions, Kobato offre également un très large casting de personnages secondaires. Certains seront auréolés de mystères et aux secrets tellement sombres ou tragiques qu’ils vont forcer la jeune héroïne à quadrupler d’efforts pour démêler leurs tracas. On notera également que dans la plus pure tradition des œuvres de CLAMP, l’univers de Kobato est parfois lié de manière plus ou moins anecdotique au reste des ouvrages de la série. Si certains personnages d’autres séries font leur apparition en caméo (on pense à certains personnages de Wish ou de Card Captor Sakura), le scénario se relie même à Tsubasa Reservoir Chronicles, passé le vingtième épisode. Rassurez-vous : ne rien connaître à Tsubasa Reservoir Chronicles n’entache en rien la compréhension.

 

Il y a donc beaucoup de bons sentiments dans cet animé. Une adaptation complète d’un manga qui se révèle finalement assez court (six volumes), ce qui a légèrement forcé les gens de chez Madhouse à prendre grand soin du passage du papier à l’écran. Si certaines réécritures sont un peu maladroites avec des personnages au caractère qui peut perdre légèrement en nuance (Kobato, qui est très naïve dans le manga, frôle parfois le juste niais dans l’animé), cela n’empêche pas l’effort global d’être salué. D’autant que techniquement, la réalisation assurée est plus que respectable, avec un très joli travail visuel – particulièrement sur les ravissantes têtes chibis que peut tirer Kobato par-ci par-là.

 

On notera également le très sympathique générique d’ouverture, interprété par Maaya Sakamoto, devenue trop rare.

 

Parfois, y a un peu de tension 

 

En somme, si Kobato n’est pas forcément le CLAMP le plus connu ou celui qui fait le plus remuer les foules, cette adaptation en vingt-quatre épisodes vaut tout de même le détour. Surtout si vous êtes à la recherche d’un animé léger, riche en émotions et qui peut même vous tirer quelques larmes quand le temps des adieux arrive. Très sous-estimé, il reste dans tous les cas une œuvre digne d’intérêt et finalement, assez différent de ce que CLAMP a pu nous proposer depuis le début du millénaire.

 

PS : petite coïncidence rigolote, ♪ mais qui n'en est peut-être pas une ♪ : c'est une jeune Kana Hanazawa qui double le personnage de Kobato. Étrangement, elle jouera plus tard dans le très frivole Boku wa Tomodachi ga Sukunai, une autre Kobato bien plus différente. Vous serez heureux de l'apprendre.

 

La série possède quelques jolis plans

 

Jeune adulte responsable et autrefois lui aussi très adepte du port du chapeau, Amo s’occupe de son blog Néant Vert et participe au podcast LOLJAPON. Vous pouvez le suivre sur Twitter à @PiscesAmo

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