CHRONIQUE DU JEUDI : le top 8 des Sakura

La chronique du jeudi – Hors-série #5

Presque tous les jeudis, Amo revient sur un animé terminé. L’occasion de découvrir ou redécouvrir aussi bien des classiques que des titres tombés dans l’obscurité. Un topic est mis à votre disposition sur le forum pour retrouver toutes les anciennes chroniques.

 

Souvenez-vous, c’était les vacances d’hiver 2014/2015, et déjà à l’époque la chronique du jeudi révolutionnait l’art du journalisme en vous offrant ce qui a sans doute été un des plus grands tops de la décennie : le top 8 des Rin. Grâce à lui, le monde a pu découvrir avec stupéfaction que des Rin, il y en avait beaucoup dans le petit monde de l’animation japonaise ! Mais puisque l’information n’attend pas et que dans ce monde ultra-compétitif de l’information, il faut toujours plus de contenu et toujours plus de prises de position, nous allons vous offrir, ici sur Crunchyroll, un top qui va défier vos attentes et révolutionner le fonctionnement de la pensée humaine : le top 8 des Sakura.

 

Donc voilà, modestement, le top 8 des personnages nommés Sakura dans l’animation japonaise.

 

8/ Sakura

 

Elle vient d’où ? De Urusei Yatsura, aussi intitulé Lamu en France.

 

C’est qui, elle fait quoi ? C’est un personnage qui est extrêmement malade quand on la rencontre la première fois, à deux doigts d’y passer. Mais il se révèle rapidement qu’elle est possédée par un terrible démon qui va décider que le corps du héros de la série est un bien meilleur habitat pour lui, libérant cette jeune fille belle et gourmande de cette maladie dangereuse et inexplicable.

 

Pourquoi sa présence dans le classement ? Parce que c’est une des plus vieilles Sakura de l’animation japonaise (Urusei Yatsura date de 1982), mais aussi parce que son nom est simplement Sakura. Pas de nom de famille, juste Sakura. Ce qui fait donc d’elle, de facto, la plus Sakura n’ayant jamais Sakura dans le monde des Sakura.

 

 

7/ Sakura Chiyo

 

Elle vient d’où ? Gekkan Shôjo Nozaki-kun

 

C’est qui, elle fait quoi ? C’est une Paras de niveau 16, secrètement camouflé dans la société humaine, qui tombe amoureuse du Nozaki-kun du titre, un beau garçon mystérieux. Le jour où elle décide de lui déclarer sa flamme, celui-ci ne comprend pas vraiment ce qu’elle vient de lui avouer et lui signe un autographe avant de l’embaucher comme assistante, car évidemment, le Nozaki-kun il est auteur d’un shôjo à succès !

 

Pourquoi sa présence dans le classement ? Car Sakura Chiyo, c’est le symbole de la fille qui tombe mais ne reste jamais à terre, toujours se relève. Des uppercuts sentimentaux, avec Nozaki, elle s’en mange des dizaines par jour, mais ça ne la décourage jamais, pas plus que ça ne lui fait oublier ses rêves. Alors, en soutien de tous ceux et celles qui vivent des déceptions en permanence et qui, en plus, sont obligés d’imaginer des scénarios de shôjo, rendons hommage à Sakura Chiyo.

 

6/ Sakura Ôgami

 

Elle vient d’où ? Danganronpa

 

C’est qui, elle fait quoi ? Dans le jeu mortel Danganronpa, qui regroupe une quinzaine de prodiges forcés de s’entre-tuer dans une école, elle est la Super Combattante, une montagne de muscles capable de tuer n’importe qui grâce à la maîtrise de nombreux arts martiaux couplée à des muscles incroyablement bien formés. Elle va très vite se lier d’amitié avec une autre sportive de l’école, la Super Nageuse Aoi.

 

Pourquoi sa présence dans le classement ? Parce que dans un univers, l’animation japonaise, où le nom « Sakura » réfère aux pétales de rose et représente une forme d’idéal de féminité issu d’une vision traditionnelle, voilà un personnage féminin qui envoie les canons de beauté se faire défoncer à coup d’haltères. Gigantesque masse de muscles au grand cœur, qui sait porter la marinière non sans classe, voici une Sakura qui se distingue des autres dès le premier coup d’œil.

 

 

5/ Sakura Ichiko

 

Elle vient d’où ? Binbogami ga

 

C’est qui, elle fait quoi ? C’est une fille de riches qui possède un passé tragique et, plus important, une quantité ahurissante de chance. Mais ça s’explique facilement par le fait qu’elle pompe inconsciemment la chance de son entourage, ce qui fait qu’elle se retrouve extrêmement gâtée par la nature, mais ses proches… c’est plus compliqué. Heureusement, la déesse de la pauvreté, Momiji, va débarquer pour régler ce problème et essayer, du mieux qu’elle peut, d’équilibrer les choses.

 

Pourquoi sa présence dans le classement ? Parce que dans un univers, l’animation japonaise, où le nom « Sakura » réfère aux pétales de rose et représente une forme d’idéal de féminité issu d’une vision traditionnelle, voilà un personnage féminin qui envoie les canons de la politesse se faire défoncer à coups de dictionnaire. Fière, indépendante, n’ayant pas la langue dans sa poche, chanceuse mais non dénuée d’intelligence, voilà une jeune fille qui sait se défendre, faire fi de ses souvenirs douloureux et saura s’ouvrir à des notions aussi sympas que l’amour, l’amitié, la paix et les bains chauds.

 

Deuxième argument : elle est doublée par Kana Hanazawa.

 

 

4/ Sakura Haruno

 

Elle vient d’où ? Naruto

 

C’est qui, elle fait quoi ? Elle veut devenir ninja, comme Naruto. Et finit par devoir se trimballer Naruto ET Sasuke dans son équipe. Jusqu’à ce que ce dernier se la joue Anakin Skywalker et que ça devienne plus compliqué…

 

Pourquoi sa présence dans le classement ? Si vous avez découvert le manga dans les années 2000, c’est peut-être la première Sakura que vous avez croisée, et à ce titre, le potentiel nostalgie est grand. On la garde souvent en mémoire pour son gros front et ses cheveux roses (ce qui est cohérent dans un monde où des apprentis ninjas s’habillent en orange flou) mais c’est aussi un personnage qui sait évoluer, prendre conscience de ses faiblesses, se relever, s’améliorer. Bref, c’est l’esprit shônen intégralement féminisé.

 

 

3/ Sakura Matô

 

Elle vient d’où ? Fate/stay night

 

C’est qui, elle fait quoi ? C’est l’amie d’enfance de Shiro, le vaillant héros de Fate. Elle vient d’une famille vaguement compliquée (si vous trouvez vos frères débiles, attendez de rencontrer le sien), débarque tous les matins chez le héros pour lui faire à manger, est gentille comme tout et son rôle au sein de la Guerre du Graal est compliqué.

 

Pourquoi sa présence dans le classement ? Avant l’arc Heaven’s Feel : « C’est qui cette fille, déjà ? »

 

Après l’arc Heaven’s Feel : « OOOOOH MON DIEEEEU... MAIS POURQUOI… ? ET COMMENT ELLE A… ? DONC DEPUIS LE DÉBUT, ELLE… ? »

 

On n’en dit pas plus, sinon on vous gâcherait le futur film Fate. 

 

2/ Sakura Shingûji

 


Elle vient d’où ? Sakura Taisen

 

C’est qui, elle fait quoi ? Dans un univers alternatif, les gros méchas ont débarqué dès la fin du XIXe siècle, ce qui implique des gens compétents pour les piloter, y compris dans le Japon de 1918. Surtout quand un gigantesque démon débarque et qu’il va falloir utiliser ces armes à feu pour le repousser. Du coup, vous vous en doutez, Sakura Shingûji est une de ces vaillantes pilotes au sein de la Flower Division de la force d’assaut impériale.

 

Pourquoi sa présence dans le classement ? Porter presque le même nom que son jeu, ce n’est pas donné à toutes les Sakura ! Puis du coup, pour le coup cette Sakura est la véritable Yamato Nadeshiko, cet archétype de la femme japonaise parfaite selon les vues japonaises traditionnelles : forte, indépendante tout en étant obéissante (oui, ne cherchez pas), souvent parée de kimonos traditionnels et de longs cheveux bruns. Mais, hé, méfiez-vous : l’adjectif « fort », ici, il n’est pas usurpé ! Dans tous les cas, voici un personnage qui aura fait tourner les têtes, aussi bien en 1996 lors de la sortie du jeu original sur Sega Saturn que dans les années 2000 lors des adaptations animées !

 

 

1/ Sakura Kinomoto

 

Elle vient d’où ? Cardcaptor Sakura aussi intitulé Sakura, chasseuse de cartes dans notre brave patrie™

 

C’est qui, elle fait quoi ? C’est une écolière de 10 ans qui un jour a ouvert un livre qu’elle n’aurait pas dû ouvrir, libérant des tonnes de cartes magiques dans sa ville, qui doit maintenant… toutes les capturer. C’est comme ça qu’elle est devenue Sakura, chasseuse de cartes !

 

Pourquoi sa présence dans le classement ? Si vous êtes un peu trop vieux pour Naruto, alors votre première Sakura a sans nul doute été la Sakura, celle qui a su redynamiser le genre des magical girls « solo » à la fin des années 90. Un genre qui tombait doucement en désuétude, mais que les deux supports de l’œuvre – aussi bien le manga que l’animé – ont contribué à relancer avec brio, grâce à une écriture riche, différents niveaux de lecture qui permettent à un très large public de s’y intéresser et un concept de cartes magiques aussi simple qu’accrocheur. Et au milieu de tout ça, on a une héroïne pleine d’énergie, de gentillesse et d’ingéniosité !

 

Et au final, son prénom est si important que dans une VF qui a francisé tous les prénoms (pauvre Tomoyo devenue Tiffany), seul celui de Sakura s’en était sorti indemne. Ce qui est la preuve qu’elle porte son prénom si fort et si bien que personne n’ose le modifier, non ?

 

Sur ce, en vous souhaitant une bonne année 2016, nous reprendrons les chroniques plus normales dès la semaine prochaine avec, bientôt, la chronique no 100… Beaucoup de pression au rendez-vous !

 

Amo s’occupe de son blog Néant Vert et gère le podcast musical Kaorin, dédié à la culture visuelle japonaise. Vous pouvez le suivre sur Twitter à @PiscesAmo.

 

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