Animet'Eck #10 : Hitsugi no Chaika

Belle aventure soutenue par le charisme de son personnage éponyme, Chaika étonne et détonne.

Retrouvez Eck chaque quinzaine pour la présentation d’une série du catalogue Crunchyroll. Spoiler : elle lui a plu, et il vous explique pourquoi. Un topic regroupant les chroniques est disponible sur le forum.


Une jeune fille se promène avec le cercueil de son père, feu l’empereur, afin de le ramener à la vie en récoltant les morceaux de son corps. Oui c’est peu ou prou le résumé du synopsis tel qu’on le sait au début de l’histoire. Or, celle-ci évolue et s’épaissit et devient une aventure unique du nom de Hitsugi no Chaika que l’on traduira par Chaika la princesse-cercueil (The Coffin Princess en anglais). Une idée un peu bizarre, mais qui prendra du sens au fur et à mesure que les couches du scénario se dévoilent les unes après les autres, ce qui fait la force de la série. Puis il y a Chaika. Le contrepoids qui détruit toute notion de bien ou de mal lorsqu’il s’agira d’évaluer l’animé. Chaika ? Chaika !



Chaika poster


Bonnie and Clyde… & Chaika


Hitsugi no Chaika est donc un road trip. Celui d’une fille aux longs cheveux argentés se promenant avec un cercueil et qui ne semble pas avoir d’autre but ou préoccupation que de retrouver des fragments du corps momifié de son défunt père pour le ramener à la vie. Dans un monde où la magie permet bien des choses, pourquoi pas après tout. Chaika vagabonde donc seule jusqu’à faire la rencontre de Tôru, notre valeur refuge en tant que protagoniste mâle vu et revu : garçon sérieux à l’apparence banale, qui aime se rendre utile et sait se montrer plutôt efficace lorsqu’il s’agit de combattre.

Et pour cause, il est un Saboteur, comme sa demi-sœur Akari, et fait partie d’une sorte de commando d’élite, utilisant techniques de combat avancées et capacités de chasse et infiltration dignes de ninjas. Mais pas de shuriken, ici on se bat avec son corps renforcé par la Transformation du Sang de Fer et des armes blanches ou contondantes. Chaika, quant à elle, utilise un fusil à longue portée permettant l’invocation de magies puissantes à divers effets. Sa position fixe pendant de longues secondes fait d’elle une proie facile si elle n’a pas la couverture adéquate en cas d’attaques-surprises. Mais avant de continuer à parler d’affrontements… contre qui se battent-ils, déjà ?


Chaika était donc seule jusqu’à sa rencontre avec les deux Saboteurs. L’histoire commence ici, et nous voyageons au gré des aléas de ville en ville, en faisant la rencontre de plusieurs personnages et ennemis, notamment Frédérica, un dragon qui se transforme en jeune fille blonde (et non pas inversement), la caution mascotte de la série. Ces derniers se trouvent être d’autres aventuriers au profil similaire à ceux du groupe de protagonistes, mais accompagnés de leur côté d’une autre jeune fille aux cheveux argentés qui dit s’appeler… Chaika.


2 Chaika

Deux Chaika ! Et c’est là que ça devient le bordel, donc assurément génial.



Chaika ? Oui, Chaika !


Le personnage éponyme est véritablement au cœur de l’intérêt de la série en tant que produit durable. Je m’explique. L’histoire est cool, les dessins et l’animation sont décents, les chansons sympathiques et compagnie, mais sans Chaika, pas de Chaika. Le personnage est intrinsèquement lié au succès relatif de l’animé. La tête que fait Chaika, en toutes circonstances, ses expressions verbales comme faciales, ses réactions, son comportement, sa façon de parler, tout est absolument fascinant et a provoqué au moment de sa diffusion une Chaika-mania assez difficile à éviter.

Sur Internet, ce furent les mèmes et autres reaction faces qui eurent le beau rôle pendant les plusieurs mois que durèrent la diffusion de la série. Au-delà du travail de qualité effectué par le studio Bones, du mémorable DARAKENA de Iori Nomizu et de son histoire entraînante, c’est vraisemblablement Chaika qui remporte la palme d’or de l’attention du public. Blanche comme l’innocence, pure sous plusieurs aspects que le scénario dévoilera au fur et à mesure, Chaika est la virginale représentation d’un enfant sauvage et sans parents, ses réactions parfois exagérées le prouvent plus d’une fois : elle réagit comme un chat le ferait. Et quand on voit cette bouille, comment ne pas craquer ?


Chaika gun

Non vraiment, que peut-on lui reprocher ? Regardez-la, pure et innocente.


La série prend très vite une autre dimension : celle de la chasse au trésor. Chaika est donc bel et bien la fille d’un empereur redoutable qui a causé une guerre qui s’est terminée par sa défaite. Et donc sa mort. Mais pour x raisons (faudra tout regarder pour savoir) son corps a été séparé en diverses reliques elles-mêmes distribuées à des héros de guerre ayant contribué à la victoire. Et Chaika cherche toutes ces pièces pour faire revenir son père. Pourquoi ? Elle-même ne semble pas le savoir. Pourquoi d’autres Chaika existent avec le même objectif ? Pourquoi autant de questions rhétoriques auxquelles je ne répondrai pas ? Chaika ? Chaika !


Pas l’temps d’niaiser


L’animé suit un rythme qui ne s’endort jamais. Toujours plein d’action, de rebondissements, de rencontres et autres trahisons, le fil rouge de l’histoire est le même du premier au dernier épisode sans que la série s’essouffle. On apprend petit à petit les tenants et aboutissants de chaque faction, on voit évoluer les mentalités et mûrir les protagonistes, et tout ça sans rester dans le flou. L’histoire pose beaucoup de questions, et ce dès le début, mais les réponses viennent une à une et finissent par éclaircir nos doutes.

En ça, Hitsugi no Chaika est une réussite qui s’éloigne de certaines adaptations davantage publicitaires (oui alors Chaika l’est aussi, bien entendu comme 90 % de la production adaptant des bouquins et autres jeux vidéo) qui voient le jour sans se soucier d’adapter la suite et fin de l’histoire, laissant souvent les fans sur leur faim. Mais ici, il n’en est rien, on a un début et une fin. En deux saisons, une de 12 épisodes et une autre de 10, la série se termine et nous laisse avec un sentiment d’achèvement satisfaisant. Les 12 tomes du Light Novel ne sont pas adaptés à 100 % (d’après les lecteurs la fin est un peu rapide), mais au moins nous ne sommes pas coincés à mi-chemin. C’est parfait, car c’est tout ce qu’on demandait ! Retrouvez Hitsugi no Chaika en streaming légal sur Crunchyroll.

 

3 Chaika

Trois Chaika ! Sur la fin, quelqu’un s’est amusé avec l’outil copier-coller de son logiciel de dessin.



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