Animet’Eck #16 : Action kawaii vs Humour survitaminé

Retour thématique sur 4 séries de l'automne 2016 qui marquent par leur action et leur humour à contresens !

Retrouvez Eck chaque quinzaine pour la présentation d’une série du catalogue Crunchyroll. Spoiler : elle lui a plu, et il vous explique pourquoi. Un topic regroupant les chroniques est disponible sur le forum.


Les séries courtes sur Crunchyroll, c’est une longue histoire d’amour. Entre les séries d’horreur et les comédies, nous avons déjà fait une brève présentation, mais il reste tout un pan à découvrir. Et si on s’attaquait à l’inattaquable ? Les séries d’action mais kawaii et d’humour mais survitaminées. Du gros melting pot difficile à étiqueter et c’est tant mieux, parce que pourquoi pas après tout !

 
 

Kaiju Girls, Ultragirls Academy


Kaiju Girls

 

C’est quoi ? Une série au format court de 5 minutes qui nous plonge dans une école pour filles-monstres qui ne sont rien d’autre que des kaijus anthropomorphes, se transformant pour se bagarrer de façon sportive ou sauver le monde contre d’autre kaijus malfaisants. Le concept est simple, le procédé l’est tout autant et en dehors du chara design très porté sur la tendance monmusu et de son fanservice on ne notera rien de transcendant. Mais justement, ce sont les clins d’œil aux séries tokusatsu Ultraman et au bestiaire fourni en kaijus de tous poils… et écailles. De quoi accentuer le contraste entre monstre géant plutôt repoussant et jeune fille mignonne ce qui vient parfaitement marquer la transition avec la prochaine série.

 

Nobunaga no Shinobi, ôde à Nobunaga

 
Nobunaga no Shinobi
 
 

Cette fois, ce sont les ninjas de l’époque d’Oda Nobunaga qui ont la part belle dans une autre série au format 3 minutes 30. Et c’est la petite Chidori qui sert de ninja officiel du seigneur Nobunaga, le protégeant et l’informant des coups que préparent ses adversaires. Espionnage, tranches de vie et ninjutsu au temps de l’unification du Japon seront les principales occupations de Chidori et de sa joyeuse bande. Entre réécriture historique selon les clichés de chaque personnage et improvisation comique, notre kunoichi alliera mignon et létal avec harmonie. Véritable muse de la mort et de l’amour, Chidori possède plus d’un kunai dans son arc pour venir à bout de ses missions.

 

Kaiju Girls + Nobunaga no Shinobi = mignon mais mordant

 

De l’action ou du moins une tentative, car d’après le contexte on a d’un côté des kaijus, ces monstres gigantesques qui sèment la panique en ville et de l’autre des ninjas en pleine période de conflits. On s’attend évidemment à des scènes de combats voire des guerres… mais il n’en est rien ! Quelques scènes d’action viennent parsemer les dialogues légers entrecoupés de gags, et on reste un peu sur sa faim. Ce qui n’est pas grave car en fin de compte on a eu autre chose que ce à quoi on pouvait s’attendre.

 

Du mignon, du kawaii, du moe, de la guimauve. Plein la bouche histoire de plus avoir de place pour parler. La petite ninja est aussi redoutable que mignonne, avec sa petite voix de souris et ses mimiques adorables. Les filles-monstres ont elles aussi des traits mignons de par leur design en SD (super déformé) et leur façon d’interagir très stéréotypée et convenue par des codes. La fille extravertie qui passe son temps à parler fort, l’introvertie qui elle ne dit pas grand-chose, la réfléchie qui joue un rôle de grande sœur, etc.

 
 

To Be Hero, le surhomme antihéros

 
To Be Hero
 
 

C’est l’histoire d’un beau gosse célibataire qui vit avec sa fille ado qui se fait aspirer par ses toilettes et se voit transformé en gros pervers à moitié chauve en échange d’une force surhumaine. Rien que ça, et en 11 minutes par épisode. Et comme si ça ne suffisait pas, il est incapable de communiquer avec sa fille car ses mots sont transformés en paroles obscènes à son égard, ce qui la force à le mettre à la porte. Il passe donc son temps chez son voisin exhibitionniste à surveiller sa fille vivre seule, et à repousser des invasions extraterrestres et autres nuisibles du genre. L’animation est chiadée, l’humour assez grotesque et potache mais toujours efficace, et on se prend d’empathie pour ce pauvre bougre qui a tout perdu pour gagner une puissance dont il n’a que faire.

 

Cheating Craft, cheat or die trying


Cheating Craft


Dans une société où les examens sont au cœur même de la réussite professionnelle d’un individu, certains ont recours à tous les moyens pour parvenir à un bon classement. En 12 minutes 30 par épisode, c'est avec triche et dopage que les personnages tracent leur voie, il n’y a aucune limite à leurs méthodes du moment que les résultats sont là. Certains sont classés L (learning/apprendre) et d’autres C (cheating/tricher), les premiers ayant généralement les capacités intellectuelles pour réussir leurs examens alors que les autres trichent. Des duos se forment, l’un donnant tout pour obtenir un bon score et l’autre pour protéger son binôme des autres copieurs. C’est toute une bataille qui opère alors à chaque examen rendant l’univers assez loufoque de par l’exagération des situations.

 

To Be Hero + Cheating Craft = génialement idiot

 

C’est dit : ces séries brillent par leur ingéniosité lorsqu’il s’agit de chercher à faire rire par l’absurde, le trash et le ridicule. Des affrontements qui n’en sont pas, des gags de répétition ou de situation, du comique très tiré par les cheveux et tout ça dans un cadre propice à l’inverse vu qu’il s’agit d’action teintée de suspense. To Be Hero utilise alors un humour décalé à la One Punch Man qui vient incruster le quotidien tout à fait normal d’une personne normale dans un contexte catastrophique propice à la panique. Un homme sort de chez lui et résout des problèmes d’importance majeure (repousser un envahisseur belliqueux) sans même s’en rendre compte et retourne vaquer à ses occupations. Dans Cheating Craft ça sera davantage l’abus de techniques de combat façon shônen de baston qui se déroule dans un cadre scolaire qui plus est en plein examen qui viendra casser la normalité de la situation avec des éléments surnaturels.

 

Ces deux séries jouissent alors d’un travail porté sur l’action. Des chorégraphies viennent souligner l’aspect art martial de la triche académique dans Cheating Craft, qui se transforme très vite en une sorte de spin-off de Naruto avec des combats de groupe bourrés d’arcanes secrètes et autres techniques de ninjas pour espionner les bons élèves et copier les réponses sur sa feuille d’examen. La seule limite à leur folie réside dans l’imagination des auteurs qui se font plaisir à décrier les abus de la société japonaise quant aux examens et à la compétition dans le système scolaire, en poussant la caricature à l'extrême. Malgré tout la série se regarde pour le fun qu’elle procure et la diversité de ses situations.

 
kaiju girls
 

Retrouvez Kaiju Girls, Nobunaga no Shinobi, To Be Hero et Cheating Craft sur Crunchyroll en streaming légal.

 


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